Coups de coeur

Sans doute fallait-il ce roman pour creuser encore plus loin et plus profondément dans le passé -celui de l’enfance- et éclairer les parts d’ombre de ce père déjà évoqué dans un livre précédent, « Profession du père ».  Si le récit est autobiographique, il est aussi historique, mêlant différentes périodes, la deuxième guerre mondiale, le procès de Klaus Barbie avec en fil conducteur la quête éperdue de l’amour paternel et de la vérité. Le roman est fort, jamais pathétique mais poignant, sincère et sans concession. Sorj Chalandon fut-il enfant de salaud ou enfant de héros ? Une chose est sûre, il est sans conteste l’écrivain de l’humanité et de la dignité.

Claire (Ecuelles)

Un petit homme qui habite une maison en haut d’une colline décide de partir en voyage. Il prend sa valise, y met quelques objets et part à l’aventure.

Voici une histoire farfelue qui fait du bien ! Le petit lecteur participe à l’aventure en soulevant les nombreux rabats, et comprend au fur et à mesure à quoi sert chaque élément présent dans la valise… car rien n’est laissé au hasard !
Un livre gai et rythmé, construit en boucle et adapté aux plus jeunes !

Stéphanie (Ecuelles)

Voici une bande dessinée autobiographique qui décrit la vie quotidienne d’une famille belge après l’Holocauste. Le père de Michel Kichka, rentré des camps à 20 ans, est le seul survivant de sa famille décimée. Après des années de silence pesant, sa parole se libère et pèse sur ses 4 enfants qui cherchent à s’émanciper, chacun à sa manière.

Et la manière de Michel Kichka, c’est une BD au ton unique et touchant qui entrelace intelligemment histoire intime et documentaire historique, dans les pas du célèbre Maus d’Art Spiegelman. L’exercice périlleux pour l’auteur est de montrer la difficulté de se libérer du traumatisme du père, et de devenir quelqu’un d’autre que l’enfant de ses parents. Ce cheminement douloureux est parfaitement rendu et aboutit à une forme de libération, entre humour, nostalgie et souffrance.

Cette bande dessinée est en cours d’adaptation à l’écran sous le titre « Les secrets de mon père », et la médiathèque Marina Tsvetaeva invite le producteur Marc Jousset à répondre à vos questions sur ce film encore en chantier, le samedi 9 octobre à 15h !

Hermine (Ecuelles)

Résumer un roman de Fred Vargas est ardu, tant les intrigues s’entremêlent avec brio. Pour ce septième roman mettant en scène le flottant commissaire Adamsberg, on croisera un pigeon parisien, des fantômes normands et revanchards, un pyromane récidiviste… et la fameuse armée furieuse, qui déferle sur un village terrorisé.  

Fred Vargas occupe une place particulière dans le paysage littéraire d’aujourd’hui. Elle a créé un sous-genre à elle toute seule (le « rompol »), qui réunit des personnages attachants et hauts en couleurs, des intrigues inhabituelles issues de croyances populaires et une langue ciselée, reconnaissable entre toutes. Une lecture réjouissante, comme tous ses romans !  

Philippe (Ecuelles)